Developpement Personnel

UN FOULARD AU CHEVET DE NOS PEURS (Partie 2/5)

Ce billet est la deuxième partie d’un billet paru hier (pour le lire, clique ici) au sujet des petites choses sur lesquelles repose notre équilibre.

Pour rappel, il s’agit de:

1 notre position sociale

2 notre capacité à prédire ce qui va arriver

3 notre sentiment de maîtrise sur notre propre destinée

4 notre appartenance aux ‘bons’ groupes (amis, pro, associations, etc.)

5 notre perception de l’équité avec laquelle nous (ou d’autres) sommes traités

Dans ce billet, je voudrais partager quelques pensées profanes sur le point 2, et proposer quelques éléments de réponse à une question que beaucoup se posent parfois:

COMMENT SURMONTER LA PEUR LIÉE À LA MAÎTRISE DU FUTUR?

On connaît tous un ami qui sait « lire la météo » et nous orienter chaque fois à travers les obstacles présents et futurs que nous ne voyons pas, la plupart du temps. Mais parfois, il faut pouvoir se retourner vers nous-mêmes pour dominer nos incertitudes. Nous avons chacun une boussole, en fait.

Certains l’appellent bon sens, d’autres intelligence ou perspicacité pour signifier notre aptitude à lire entre les lignes, à associer divers éléments pour comprendre le passé et le présent, mais surtout pour prédire ce qui va arriver.

Savoir ce qui pourrait arriver demain, dans une semaine, dans 6 mois est important pour nous aider à planifier et organiser notre vie dans le temps. Il ne s’agit pas de dire « le 6 août 2022 , j’irai en vacances à New York », mais d’avoir une lecture réaliste de ce qui ne changera pas dans les prochains mois.

Perdre cette visibilité sur l’avenir proche, nous met toujours sous tension, surtout lorsque c’est du fait qu’on perde un parent (repère identitaire et social), son emploi ou qu’on change brusquement d’environnement (nouveau patron ou mariage, par exemple).

Pour dominer le stress lié à notre aptitude à prédire notre futur proche, il n’y a pas de remède miracle. Il faut anticiper les situations susceptibles de changer brusquement et avoir un petit plan pour chacune d’entre elles.

J’ai peur de perdre un parent

La première chose à faire ici, c’est d’accepter le fait que ce soit dans l’ordre naturel des choses. Nous mourrons tous un jour, et la logique voudrait que nos parents partent avant nous. Il faut s’y faire, dès maintenant.

Rien ne guérit cette peur-là, mais en faire une amie plutôt qu’une phobie aide parfois.

Aussi me plais-je souvent à recommander à mes amis de discuter un peu plus souvent avec les parents, de leur vivant.

Parler d’hier, de ce qui les a construit, des valeurs essentielles qu’ils veulent transmettre à leur descendance;

Parler d’aujourd’hui, des relations humaines et des projets inachevés et parler aussi de procuration sur les comptes en banque, de l’endroit où on garde les titres fonciers, de leurs engagements et aussi des gens qui leur doivent de l’argent, de leurs amis précieux, de la famille, afin que la (sensation de) transmission se fasse avant l’heure de la séparation.

Tu as le pouvoir de bien préparer le passage de témoin avec tes parents, ne laisse pas le silence de la mort répondre aux questions que tu n’auras pas posées.

Leur parler aujourd’hui ne te protègera pas de la douleur de demain, mais déterminera comment tu vivras une fois que tes larmes auront séché.

J’ai peur de perdre mon job

Même si c’est écrit ‘durée indéterminée’ sur mon contrat de travail, le seul fait d’en signer un doit me rappeler qu’il peut être rompu.

La première chose à faire c’est développer ses compétences, apprendre, renforcer et diversifier ses connaissances et avoir confiance en ses aptitudes. Avoir confiance en son talent permet de se dire « je pourrai toujours trouver du boulot en cherchant bien », ça aide, croyez-moi.

Bon, quand on perd son job, Il vaut mieux avoir déjà accumulé des aptitudes à revendre, mais surtout un peu d’argent. Cela peut sembler un peu banal, mais dans la vraie vie, il y a des situations à gérer comme payer le loyer, les factures d’eau et d’électricité, etc.

En général, les bailleurs n’entendent pas les prétextes… si tu as des doutes (ou si tu es un bailleur d’un nouveau genre), clique sur ce lien 👉🏽 https://youtu.be/lDVB1uoMRkkJe recommande toujours d’avoir une épargne correspondant à 3 mois de salaire (ou plus), pour se donner le temps de rechercher du travail sans craindre d’être expulsé de chez soi.

Plus on aura accumulé les ressources pour vivre « normalement » quelques mois sans salaire, plus serein on sera dans la tempête, au moment où planeront le doute du changement, les rumeurs de restructuration, la menace de la rupture de contrat.

Tu as le pouvoir de te préparer à cette éventualité, dès aujourd’hui.

En toute circonstance, ne laisse pas de place pour que la peur du lendemain t’empêche de savourer les petits plaisirs d’aujourd’hui.

C’est dit. La suite demain 😉

Publicités

Une réflexion au sujet de « UN FOULARD AU CHEVET DE NOS PEURS (Partie 2/5) »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s